Je sors de la douche, l'eau ruisselle encore sur mon corps. Je l'éponge, je me frotte les ailes. J'ai les cheveux de plus en plus longs sans savoir ce que je vais en faire, un peu comme la question qu'on se pose sur le chien avant l'été. Sauf que je peux pas les abandonner au bord de la route sur le chemin des vacances. Comme d'habitude je remets au lendemain l'idée de réfléchir de ce que je dois en faire, mais j'en ai tellement rien a foutre.

Une goute coule depuis mes cheveux jusqu'à mon épaule, telles les filles qui sont rentrées dans ma vie. Dans un couple de minutes elle disparaitra comme elles. Je l'épongerai peut-être, je la laisserai couler jusqu'à ce qu'elle se perde, ou bien elle s'évaporera d'elle même. Chaque goute a son trajet, est unique.
Cette épaule a connut quelques goutes, certaines ont laissé plus profond leurs sillons que d'autres. Il faut ensuite trouver de nouveaux torrents plus puissants pour les combler.

J'aime voir la trace que mon pied a laissé sur le sol de la salle de bain. Faire des dessins sur le miroir et les voir apparaître à la prochaine douche.

Et puis j'aime péter dans mon bain et pisser sous ma douche.